À moins d’avoir fait dodo en cette fin de mois de mars, impossible de passer à côté du grand retour (réussi) de James Blake. Tout comme celui de la reine Kim Gordon qui confirme ses expérimentations fascinantes. Et puis de nouvelles confirmations ou découvertes, c’est selon, avec Arima Ederra, Ora Cogan ou Buzzy Lee. Et la liste étendue plus bas avec les playlists, comme toujours.
Trying Times – James Blake
Alors qu’on célébrera bientôt les dix ans de The Colour In Anything, je ne pensais pas rencontrer à nouveau le génie du grand James Blake, perdu de vue depuis tant d’années après des albums successifs qualitatifs mais sans épices. il est pourtant bien de retour quand on l’attendait plus vraiment, sur un Trying Times terriblement consistant qui renoue avec la subtilité mélodique des grandes heures et des productions d’une richesse et variété déconcertantes.
A Rush to Nowhere – Arima Ederra
La nouvelle comète dans la nuit se prénomme Arima Ederra et vient de sortir un deuxième album qui suffit amplement pour l’imaginer parmi les grandes de la pop et du R&B. A Rush to Nowhere, sorti chez RCA, prend l’ossature de son prédécesseur pour perfectionner un son mélancolique teinté de touches folk. C’est terriblement doux et ça s’écoute posé le regard dans le vide.
Play Me – Kim Gordon
Dans le prolongement de son déjà excellent The Collective sorti 2024 et qui amorçait un nouveau son détonnant, Kim Gordon poursuit l’aventure abrasive avec Play Me. Un album cocktail molotov de douze titres sur lequel l’ex-Sonic Youth pousse le curseur toujours plus loin en décrivant de manière désabusée l’état du monde sur sa trap-noise passé à la moulinette Playboi Carti. De quoi prétendre à l’album rap et album rock de l’année ?
Hard Hearted Woman – Ora Cogan
Déjà un neuvième album pour la Canadienne Ora Cogan, mais son tout premier sur le label réputé Sacred Bones Records. L’occasion de se plonger dans son univers si particulier rempli des folk songs hantées. Un doux mélange extrêmement satisfaisant qui lorgne autant vers un registre classique avec des arrangements Americana que vers de légères touches psychédéliques, pour un équilibre parfaitement trouvé.
Shoulder to Shoulder – Buzzy Lee
Vous viviez peut-être dans une grotte comme moi, mais il se trouve que Steven Spielberg a une fille qui non seulement fait de la musique, mais qui en plus est sacrément douée pour ça. Quand elle ne tourne pas comme actrice, Sasha Spielberg forme des groupes, collabore avec Nicolas Jaar, et donc sort désormais un Shoulder to Shoulder désarçonnant sous son alias Buzzy Lee. Envolées vocales façon Weyes Blood et bidouilles synthétiques au programme.
Pour aller plus loin, les autres sorties bien coolos du mois :
- Samara Cyn – Detour (EP)
- ZENA – TEMESGEN (EP)
- Bellboy – Really Really (EP)
- Ms Ray – Melt (EP)
- The Sophs – Goldstar
- Mt Fog – Every Stone Is Green
- Melodi Ghazal – Idol Melodies
- Marlon Magnée – Dark Star
- Dappled Cities – The Aquarium
- Karshni – BUCK WILD
- Antonio Barret – Passing of Time
- Cities Aviv – EVEN COLDER SPRING
- GUM – Blue Gum Way
- rum.gold – Is There Anybody Home?
- TyFontaine – A L T
Comme toujours, tous les meilleurs titres à retrouver dans la playlist 2026 (Apple / Spotify) de Sonne Qui Peut