Avril s’est fait assez discret sur les grosses parutions. Ça arrive, et ce n’est pas un problème comme d’habitude car on est là pour les alternatives. Entre les albums et EPs de Eliana Glass, John Andrews & The Yans, Melanie Baker, ps goner (Homeshake) et John Dwyer (Osees), y’a juste à piocher pour becter. Et comme toujours la liste étendue et les playlists plus bas pour les gourmands.
E at Home (EP) – Eliana Glass
Ne surtout pas manquer cet EP, si comme pour moi il s’agit de ton introduction au monde d’Eliana Glass. L’Australienne basée à New-York sort E at Home, qui est en fait la version démo de quelques titres de son premier album E paru en 2025, ici dans une version brute piano-voix capté sur un magnéto des 70s. C’est sublime, et une belle porte d’entrée pour découvrir l’univers jazz et délicat de l’artiste à la voix si touchante.
STREETSWEEPER – John Andrews & The Yawns
Doux souvenir de 2021 où je découvrais l’univers enveloppant de John Andrews & The Yawns à l’occasion de la sortie de Cookbook, album auquel j’avais consacré un épisode à l’époque du (feu) podcast tant l’album m’avait plu. Toujours ravi de constater que sur son cinquième album STREETSWEEPER et après tant d’années, le John n’a rien perdu. Ici toujours avec ce côté laid-back où s’ajoutent des compos plus orientées guitares jangly assez appréciables.
Somebody Help Me, I’m Being Spontaneous! – Melanie Baker
Le premier album de l’Anglaise Melanie Baker, et déjà assurément l’une des valeurs sûres de l’année dans le sillon des sorties indie rock inspirées. Disque à la fois embrasé musicalement de par ses envolées 90s et ses mélodies accrocheuses, mais aussi thématiquement avec sa profusion émotionnelle et son humour absurde (assez clair dès le titre et la tracklist). Un exutoire très rageur en surface et fragile sur le fond qui marque d’autant plus pour un premier disque.
There’s an Atm Inside – ps goner
Le nom ne vous parle assurément pas mais ps goner est un nouvel alias du Canadien Peter Sagar, plus connu sous son nom d’artiste Homeshake. Et ce n’est pas un hasard si l’artiste change d’identité car on le retrouve ici sur un disque bien différent, troquant ses synthés clinquants pour un son plus introspectif que jamais aux influences slowcore, ambient et country. Une petite demi-heure minimaliste et pourtant chargée.
HEATHEN AXE – John Dwyer
John Dwyer est probablement l’un des artistes les plus imprévisibles en plus d’être l’un des plus prolifiques de la scène garage US. Habitué des changements d’alias, des sorties rapides et des bascules de genres, le voici qu’il nous prend par surprise avec un retour aux sources sous son propre nom, pour un HEATHEN AXE qui est probablement l’un des disques les plus chaotiques qu’il ait pu pondre. Un six titres de longues jams noise et kraut bien sale enregistré ultra rapidement par Dwyer sur son magnétophone quatre pistes. Tout ce qu’on aime.
Pour aller plus loin, les autres sorties bien coolos du mois :
- Æther – Yan Wagner
- Vol. II – Angine de Poitrine
- Ambiguous Desire – Arlo Parks
- Wendy Eisenberg – Wendy Eisenberg
- Birding – deary
- Distracted – Thundercat
- Greatest Hits – Gigi Girls
- crystal rabbit moon – Gobbinjr
Traditional Noise – April + Vista - Confession – Carla del Forno
- Blue Angel Sparkling Silver 2 – Quiet Light
- Orange – White Fence
- Something Worth Waiting For – Friko
- My New Band Believe – My New Band Believe
- Maybe Not Tonight – Lime Garden
- Come Closer – Tomora
Comme toujours, tous les meilleurs titres à retrouver dans la playlist 2026 (Apple / Spotify) de Sonne Qui Peut